Compte-rendu du tchat
Tchat avec Nicolas Hulot, Bernard Emsellem et Claude Jeandron
Mardi 13 oct. à 11h30
A l’occasion de la sortie du « Syndrome du Titanic », Nicolas Hulot, réalisateur du film, Bernard Emsellem, Directeur général délégué au Développement Durable et à la Communication SNCF et Claude Jeandron, Directeur Adjoint Développement Durable et Environnement du groupe EDF, ont répondu à vos questions sur le film et plus généralement sur l’environnement, l’éco-mobilité ou le changement énergétique.
Retrouvez ci-dessous l'intégralité des échanges :
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moderateur: |
Bonjour, bienvenue à tous pour ce tchat. A l’occasion de la sortie du « Syndrome du Titanic », nous acceuillons aujourd'hui Nicolas Hulot, réalisateur du film, Bernard Emsellem, Directeur général délégué au Développement Durable et à la Communication SNCF et Claude Jeandron, Directeur Adjoint Développement Durable et Environnement du groupe EDF pour répondre à vos questions sur le film et plus généralement sur l’environnement ou l’éco-mobilité. |
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journaliste: |
Bonjour et bienvenue sur ce chat, qui traite aujourd'hui du développement durable. |
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journaliste: |
Pour en parler, nous accueillons Nicolas Hulot, Claude Jeandron et M. Bemsellem. |
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Nicolas: |
Bonjour, j'aurais souhaité savoir si selon vous, un changement profond de la société est nécessaire pour mener à bien le développement durable. En effet, nous avons l'impression à travers ces films et documents que la prise de conscience seule est suffisante pour résoudre le problème. Est-ce vraiment le cas, ou faut-il remodeler tout le système économique et social des pays? Merci de votre réponse. |
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Si on veut que la société change, il faut qu'elle ait envie de changer.
Il faut trouver une cohérence entre la volonté des citoyens et la volonté politique.
C'est tout le travail de la prise de conscience des différents acteurs.
On a des contraintes qui s'accumulent et rendent le changement plus profond qu'on ne l'avait imaginé.
Pour ce qui est de la part écologique des contraintes, ça reste assez abstrait dans nos sociétés occidentales.
Elles ne le sont pas pour les pays du sud qui sont déjà frappés par les changements climatiques.
Il faut donc trouver un point de convergence entre la volonté affichée des citoyens, et la capacité des politiques de changer certains fondamentaux malheureusement aujourd'hui incompatibles avec les ressources de notre monde.
Si la prise de conscience doit dissimuler l'absence d'action, ça ne va pas.
La prise de conscience, normalement, précède le passage à l'acte.
La crise écologique aggrave les inégalités sociales.
Maintenant, il faut passer à l'acte car on n'a pas beaucoup de temps pour le régler, c'est la situation qui s'emballe, tous les experts nous le disent.
Il faut que nous réagissions maintenant au coeur du problème. |
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Alexandra: |
Est-ce que avoir une voiture "éléctrique" est réellement plus écologique qu'une voiture ordinaire ? Car au long terme, la production d'éléctricité ne serait-elle pas trop poussée ? |
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Le raccourci est saisissant.
Effectivement, le film incite à passer à l'action, et pour cela, développer certains usages performants de l'électricité.
L'électricité peut apporter un certain nombre de solutions puisque la propulsion électrique est plus efficace que celle d'un moteur thermique à essence.
Le résultat est meilleur si on produit cette électricité dans des conditions propres, par des moyens qui s'affranchissent des ressources les plus fragiles sur la planète. |
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La voiture électrique fait partie des fragments de solutions.Mais il faut comprendre qu'une solution peut parfois générer un autre problème.
Si demain, le parc thermique était remplacé par des véhicules électriques, il y aura un double problème: que fait-on des batteries, d'abord?
Ensuite, si on veut augmenter notre capacité de production énergétique, cela pose d'autres problèmes.
Cela n'empêche pas la nécessité de diminuer notre consommation d'énergie en général.
Si demain, le parc automobile devait devenir électrique uniquement, il faudrait augmenter notre parc nucléaire. Or, le nucléaire n'est pas anodin.
Il faudra une diversité d'énergie.
Je pense qu'on pourra avoir encore des véhicules thermiques mais qui seront bien en deçà de leur production de CO2 aujourd'hui.
Il faut être cohérent, on ne peut pas créer la tentation d'un côté et la culpabilité de l'autre. |
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Si on a tous les véhicules qui deviennent électriques, on ne change pas le nombre de véhicules aujourd'hui, en effet.
En effet, il faut qu'on s'interroge sur l'urbanisme et le fonctionnement de notre mobilité. |
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éva: |
J'ai entendu que le bilan carbone de TGV s'était dégradé suite à l'ouverture du marché de l'électricité à la concurrence. Il semblerait que la SNCF ait fait le choix d'acheter une électricité moins chère mais aussi moins propre ? Est-ce vrai ? La SNCF va-t'elle s'engager à acheter l'électricité la plus propore possible dans les années à venir ? Autre question quelle évolutions sont prévues pour diminuer la consommation électrique de nos trains à grande vitesse ? |
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Pour ce qui est de l'achat de l'électricité, il faut être sûr d'acheter la moins chère possible et la plus propre possible. Nous demandons à trouver de l'électricité renouvelable, or l'offre actuelle ne couvre pas la totalité de nos besoins.
Mais nous ne dégradons pas notre offre. Je rassure: notre objectif absolu est d'être 100% électrique renouvelable.
Pour la deuxième question, nous travaillons sur plusieurs angles. D'abord celui du matériel lui-même. Il faut du matériel plus léger, car plus il est léger, moins il consomme.
Nous demandons aux constructeurs de faire des trains le plus légers possibles.
Un autre élément intéressant, c'est celui de la conduite elle-même.Comme pour les voitures, il y a une conduite économe en énergie.
Les conducteurs qui connaissent particulièrement bien les lignes savent où il faut faire appel à du courant et ceux où on peut utiliser l'énergie cinétique.
Nous faisons des formations pour que les conducteurs apprennent à bien le faire, mais cela nécessite quand même une bonne connaissance de la ligne.
Donc nous faisons en sorte que progressivement on améliore la rentabilité. |
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ludwild: |
Les partenaires SNCF et EDF du film "Syndrôme du Titanic" ont-ils fait pression sur le réalisateur Nicolas Hubot pour remanier - plus positivement - la fin du film ? Si oui, pourquoi ne pas assumer votre rôle de producteurs ? |
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Je suis prêt à répondre à cette question très directement.Les deux réalisateurs ont fait le film qu'ils voulaient.
Notre ambition était de permettre que le film existe.
Il est important que les réalisateurs disent ce qu'ils veulent dire et que ce soit leur film.
Ce qui est intéressant, c'est de savoir ce qu'on peut faire après le film.
C'est mal connaître nos deux maisons de penser qu'on ait pu influencer le film. |
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Nous sommes partenaires depuis vingt ans de la fondation Nicolas Hulot.
Nous travaillons ensemble pour contribuer à la sensibilisation du grand public, etc., et nous sommes particulièrement fiers d'avoir contribué à la réalisation de ce film.
Nous sommes contents que ces questions soient posées.
Bien sûr, nous avons nos solutions à proposer, et Ncolas Hulot y adhère ou pas. |
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C'est très difficile quand une rumeur part.
On va répéter une énième fois qu'il ne faut pas imaginer qu'il y ait eu une confusion des rôles.
Tous les films qui se font se font avec des financements. Là, il se trouve qu'on a mis un nom sur les financiers.
Mais on pourrait poser la même question à tous les films qui se font. Donc je suis assez étonné qu'on ne pose pas cette question pour les autres films.
C'est la même chose pour un magazine ou un journal: le fait qu'il y ait certaines publicités intervient-il sur la ligne éditoriale des journaux? La réponse est non.
Nos partenariats se sont toujours établis dans le respect des divergences.
C'est ça un partenariat.
On peut exprimer ses divergences, je n'ai pas besoin de tourner sept fois ma langue dans ma bouche pour parler devant notre partenaire EDF.
Il n'y a pas d'un côté les affreuses entreprises et de l'autre les purs écolos.
Un partenariat n'est pas une fusion des points de vue, c'est un enrichissement et aussi un débat d'idées. |
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crijob: |
Bonjour Nicolas,J'ai vu et apprécié votre film. Dans celui-ci vous avez une phrase très puissante "on ne consomme pas, on consume".Plaidez-vous aujourd'hui pour le développement durable ou plus encore pour la décroissance ? |
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Les mots sont très importants. Tout dépend de ce qu'on met derrière développement durable et derrière décroissance.
Quand on a été en récession dernièrement, d'ailleurs, on était dans une décroissance subie.
Quand l'Europe signe le paquet climat-énergie, il y a de la décroissance sélective.
On est bien selon des flux. Et en fonction des ressources, on choisit d'augmenter la part des énergies renouvenables et de réduire d'autres flux.
Pour certains flux, on sera obligés d'organiser la décroissance, comment par exemple pour le pétrole.
On a intérêt à ce que la transition soit le moins brutale pour tout le monde, il faut donc organiser la décroissance.
Dans un espace démocratique, il faut que les citoyens comprennent pourquoi on doit limiter certains flux. |
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Il faut réunir probablement trois conditions
La première, c'est la nécessité de convaincre tout le monde de la nécessité de changer nos habitudes.
Ensuite, il faut que les grandes entreprises intègrent cette notion de développement durable.
La troisième action est celle de nos politiques.
Cela doit être organisé dans des politiques publiques, avec des actions organisées, incitées, animées par les pouvoirs publics. On a besoin de ça au niveau national comme au niveau international. |
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Il faut réfléchir à la mobilité. Ce qui est intéressant, c'est que la mobilité fait partie du fonctionnement humain, on aime bouger, et découvrir.
Donc il y a une mobilité mais aussi celle des marchandises. Il faut se demander dans quelles conditions on change la mobilité.
Il faut réfléchir à la mobilité inutile de marchandises.
Ce qui est étonnant, c'est qu'aujourd'hui, le coût du transport est faible. Donc il n'aide pas à une prise de conscience.
Il faut aussi réfléchir pour des individus à un mode de travail et de vie différent.
Il est étonnant que le télétravail ne soit pas davantage organisé.
Je pense que la mobilité peut contribuer à se poser des questions sur ce sujet.
Dans des grands agglomérations, on a réhabilité des modes de transport que les Français avaient oubliés, je pense notamment au vélo.
Nous avons envie d'être acteurs dans ce domaine. |
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charlotte: |
On parle d'allonger la durée de vie des centrales, est ce la bonne solution? Ne vaut il mieux pas investir dans les énergies renouvelables ? |
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La stratégie d'Edf en matière de parc de production, ce n'est qu'un pan de la stratégie globale. L'autre étant d'utiliser moins d'énergie.
Il faut produire de l'énergie propre, le moins possible émettrice de CO2. On a un programme très ambitieux lancé depuis quelques années, et un programme de modernisation, de sécurisation du parc nucléaire, et la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires est une des actions qui concourent à maintenir une production nucléaire propre, efficace et économique. |
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marie: |
Bonjour, j'ai été très touchée par le film. Je suis très sensible à l'implication de la SNCF sur ces sujets. Quelle est l'implication de la SNCF pour Copenhague ? |
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C'est un événement extrêmement important, ce sera l'occasion d'un moment de vérité pour la société tout entière.
Il s'agit de réfléchir comment le mode ferroviaire peut continuer à être une solution et non un problème.
Nous sommes du côté de la solution et non pas de celui des problèmes. Mais ça ne suffit pas.
Il faut se dire: utilisons le train pour ce qu'il fait le mieux.
Il est notamment important que les trains ne soient pas vides.
Il faut voir comment inciter les citoyens à utiliser ce mode de transport.
Par ailleurs, malgré le fait que nous ayons un bon bilan, il faut faire ensemble que nos modes soient le plus pertinents.
Nous allons réduire de 40% notre émission de CO2 d'ici 2020. |
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La conférence de Copenhague est un lieu où discuteront les Etats.
Les industriels ont besoin d'un cadre politique et régulatoire très clair pour établir leurs stratégies.
C'est ce cadre que nous attendons tous à Copenhague, un cadre clair qui fixera les objectifs d'émissions de gaz à effet de serre.
Une autre question importante: quelle sera la contribution des Etats ?
Aujourd'hui, l'Europe est engagée dans la réduction de CO2, mais d'autres pas n'ont pas encore signé le protocole de Kyoto.
Il faudra donc réfléchir comment réduire les émissions chez nous, en Europe, mais aussi voir comment les pays émergeants vont contribuer à cet effort, et il faudra très certainement les y aider. |
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Je suis engagé à plusieurs titres. D'abord parce que je travaille dans un petit groupe à la Commission européenne sur ce sujet.
Et aussi parce que je discute régulièrement avec l'exécutif français, qui est assez en pointe sur ces sujets.
Ce qu'on a fait aussi, avec les Ong, c'est qu'on a lancé un appel aux citoyens pour soutenir le processus de Copenhague, car les politiques se sentiront d'autant plus fort qu'ils sont soutenus par les citoyens.
Vous pouvez aller sur les sites des grandes Ong, pour montrer que vous êtes déterminés à ce que les objectifs soient clairs, que les éléments soient bien posés sur la table de Copenhague.
Il y a une grande ambition, c'est de réguler une économie nord-sud. Il faudra qu'on les aide écologiquement et techniquement.
Notre économie doit contribuer à payer ce service universel que les pays du sud rendent en ne déforestant pas.
Nous sommes tous très inquiets car la volonté coordonnée n'est pas évidente, mais c'est bien pour cela qu'il faut qu'on se mobilise. |
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marhoefer: |
Plutôt que d'instaurer la taxe carbone, véritable impôt insupportable pour les classes de la population les moins aisées , peut-être aurait il fallu, en planifiant cela sur 5 à 10 ans, proposer de remplacer la voiture de chaque ménage, dite polluante, par une voiture électrique .? |
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Il faut bien comprendre que pour faire face aux enjeux climatiques, il n'y aura pas de solution miraculeuse, mais il y aura de nombreux dispositifs.
Dans le dispositif de la taxe carbone, c'est bien à pression fiscale égale.
Pour les revenus modestes ou moyen, tout cela se fera de manière équivalente au point de vue pouvoir d'achat.
Il y aura des dispositifs complémentaires de prêts à taux zéro, etc., pour aider les citoyens. |
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A a démarré un processus, qui est une prise de conscience, du fait qu'émettre du CO2, ça a des impacts et ça concerne chacun d'entre nous.
Une taxe carbone, c'est insuffisant, il faudra l'augmenter et voir dans quelles conditions. |
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Le mouvement de donner un prix au carbone a commencé dans le secteur industriel, car le quota de CO2 a concerné en premier les énergies industrielles.
Donc ce qui est normal, c'est de, progressivement, donner un prix au CO2 émis dans d'autres usages.
Donner un prix progressif au carbone, c'est donner un signal qu'il faut changer nos habitudes, nos modes de transport, etc. |
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crijob: |
Que pense EDF de la taxe carbone (que je trouve très bien) et du fait que la production d'électricité n'y soit pas soumise (ce que je trouve anormale - d'autant plus que la production d'électricité, qu'on le veuille ou non, est carbonnée) ? Et vous Nicolas Hulot, quelle est votre position sur ce sujet ? |
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Il n'est pas du tout exact de dire que la production d'électricité n'est pas soumise à la taxe carbone. La production d'électricité est déjà soumise au système de quota de CO2, car les centrales doivent acheter une partie de leurs quotas, et à partir de 2013, la totalité.
Il faut effectivement que l'électricité reflète les coûts du carbone qu'elle contient.
Il faut que les prix intègrent les prix du CO2 car on devra acheter en totalité le CO2 contenu dans l'électricité à partir de 2013. |
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Le problème, c'est que ce n'est pas répercuté chez l'utilisateur final.
Si la taxe carbone faisait qu'il y aurait un transfert de l'énergie vers l'électricité, ce serait un effet pervers.
Il faudra faire en sorte que ce soit répercuté un jour ou l'autre chez l'utilisateur final.
De plus, il y a les périodes de pointe durant lesquelles l'électricité va chercher celle produite par l'énergie fossile. |
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naif: |
Pour l'éco-mobilité pourquoi chercher à développer à tout prix l'électrique alors qu'il s'agit de la seule énergie qu'il est impossible de stocker et qu'à ce jour il est également impossible de recycler en totalité les déchets nucléaires.Le groupe EDF veut il concurencer l OPEP? |
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Ce n'est évidemment pas souhaitable pour personne.
Par rapport à l'émission de CO2, le nucléaire est incomparable avec d'autres énergies, mais il y a des déchets. Malheureusement, il n'y a pas de système vertueux complet aujourd'hui.
Si un jour, la production d'énergie nucléaire permet de reconsommer ses déchets, à ce moment-là, on sera peut-être dans un cercle vertueux.
Je dis cela car sur la part effet de serre, c'est une énergie plutôt vertueuse, mais en ce qui concerne les déchets radioactifs, on ne sait pas encore complètement comment prendre en charge nos déchets.
C'est pour cela que j'espère qu'EDF doublera son métier, d'une part pour réduire sa consommation d'énergie, d'autre part d'être son propre producteur d'énergie.
C'est en cela aussi que les grands opérateurs comme cela font leur mutation. |
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Le véhicule électrique est une des multiples solutions à un problème assez global. Ce n'est pas la solution unique.
C'est une solution propre, à condition, bien sûr, de produire cette électricité de façon propre, donc avec un mixe de solutions faisant appel aux énergies renouvelables, au nucléaire exploité de façon propre.
Il n'est pas question de négliger la question des déchets nucléaires, mais parmi les impacts, il faut aussi parler de l'émission de CO2.
L'économie d'énergie, c'est un sujet crucial.
Par exemple, en France, le processus par lequel on incite tout le monde à faire des économies d'énergie est un système basé sur une délivrance de certificat.
Les grands opérateurs sont obligés de générer une économie d'énergie chez leurs clients.
La France a atteint ses objectifs en matière de réduction de son énergie.
On a atteint cet objectif en travaillant avec nos clients pour les aider à faire des économies d'énergie, essentiellement dans le bâtiment. Cet objectif a été atteint en trois ans, 28 milliards de kwatt/h économisés. |
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erosa: |
que pensez-vous des efforts de la SNCF pour développer une offre de fret en utilisant l'ensemble des modes de transport à disposition pour que la marchandise acheminée tienne compte de son bilan énergétique ? |
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C'est notre stratégie sur le transport ferroviaire des marchandises aujourd'hui.
Des flux entiers ne passent pas par le rail. Les industriels le décident.
Donc leur décision est celle que nous constatons aujourd'hui. Mais ce que nous voyons, c'est qu'il y a des flux de marchandises considérables, en particulier sur les autoroutes et dans les ports.
Ce qui a été décidé par le gouvernement, c'est de mettre en place une démarche importante car il y a un engagement national de 7 milliards pour rendre possible des autoroutes ferroviaires, des installations dans les ports, des exploitations modernes, c'est-à-dire en contournant des goulots d'étranglement pour que des trains de marchandise puissent fonctionner correctement.
Notre responsabilité, à nous, est de le faire. C'est ce qui est notre obsession aujourd'hui, de passer à un transport écologique des marchandises. |
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sylvain: |
Le Fret sort actuellement une campagne de Publicité basé sur le thème du développement durable. Pensez vous Mr Hulot que le Ferroutage doit être soutenu politiquement mais aussi et bien sûr financièrement par le gouvernement Français et les instances Européennes? |
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La part du transport de fret ferroviaire était jusqu'à maintenant trop faible, et on est tous d'accord sur le fait qu'il faut augmenter sa part.
Je soutiens ça. Mais ça ne remet pas en cause la nécessité de s'interroger sur la mobilité des marchandises.
Il faudra aussi trier.
Je pense que le transport maritime et le transport aérien doivent être associés à cette réflexion. Dans l'effort qu'il faut faire, il faudra faire en sorte que ces deux transports soient associés, mais aussi impliqués dans cet effort-là.
Par exemple, les producteurs de langoustine d'Ecosse, qui les envoient se faire décortiquer en Asie, et on les renvoie en Ecosse. Aujourd'hui, c'est possible, parce qu'on n'est pas dans la réalité économique de la réalité énergétique. |
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Tout l'enjeu est d'étudier les mobilités, traiter les mobilités inutiles et rendre les autres le plus propres possible.
Sur les grands flux, il y a des transferts à faire, c'est absolument indispensable. |
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erekose: |
Bonjour, On parle de transport de marchandises écologique. Mais quel est l'interêt écologique d'aller produire à de très grandes distances du lieu de consommation? Hors marchandises particulières, je ne vois pas l'interêt de transporter des salades ou des fruits sur des milliers de km. |
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C'est une image d'ailleurs du film. Quand on voit des porte-contenaires qui se croisent avec les mêmes produits, on s'interroge sur la pertinence de ces flux.
Tout cela était possible dans un monde d'abondance énergétique.
Ça devient de moins en moins possible, notamment avec la contrainte de Kyoto. Il faudra s'attaquer à ces flux.
Chacun peut comprendre que ça va se faire en attaquant aussi ces flux. On ne peut pas être à flux tendu dans le transport des marchandises et des personnes, tant qu'on n'a pas les solutions technologiques.
Si demain on sait capter de manière efficace l'énergie solaire, on verra, mais on n'en est pas là. Donc pour l'instant, un point sur lequel nous sommes tous d'accord, c'est qu'il faut baisser.
La première chose est de réduire notre consommation énergétique.
En France, j'ai bien entendu que quand on mettrait 1 euro dans le nucléaire, on en mettrait 1 dans l'énergie renouvelable. |
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alcor: |
tous ces debats sont ils bien utiles quand on sait que la preoccupation premiere des 3/4 de l humanité est de sortir de la misere, et donc bien loin , hélas, de nos preoccupations ecologiques de riches? |
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Je pense que ces questions sont presque déplacées maintenant quand on sait que 300 000 personnes meurent chaque année des changements climatiques, dont la plupart sont au sud.
Donc ce n'est pas une préoccupation de riches, c'est un devoir de riches.
nous avons une responsabilité, en Occident, car c'est nous, involontairement, mais qui nous sommes mis dans une situation de difficulté. C'est donc bien à nous prioritairement à prendre en charge ce sujet-là.
Donc prendre nos responsabilités pour éviter que ceux qui sont frappés soient toujours les mêmes.
C'est un travail sur lequel la Fondation Hulot et l'Edf ont travaillé ensemble.
Je n'ai jamais vu aucun des esprits critiques s'interroger sur ce qu'on fait concrètement sur le terrain. |
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C'est un devoir de riche, et c'est un devoir de toute entreprise de se préoccuper que les projets qu'elle mène ici, dans les pays riches, servent aussi à asseoir et à construire des projets dans les pays les plus pauvres.
On a des exemples: ça va du gros projet comme la construction d'un barrage électrique au Laos, auquel est associé un programme très important de lutte contre la pauvreté. Les populations locales avaient une espérance de vie de moins de 50 ans, avaient moins d'un dollar par jour pour vivre.
En produisant de tels projets, on associe un projet énergétique à l'aide au développement local.
Un autre projet en Afrique: dans certaines zones, les villages isolés sans électricité, c'est: pas de lumière, pas d'accès à la culture, pas de possibilité d'avoir des aliments frais...
En s'appuyant sur les communautés locales, on a développé ces systèmes électriques. Il n'est pas question de distribuer des panneaux solaires pour se donner bonne conscience. |
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Je comprends que la question soit posée.En même temps, je pense que, parce que tout est connecté, il faut commencer sur tous les sujets.
Commençons chez nous à traiter chez nous.
On verra après. |
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COISY: |
Bonjour, je suis agent SNCF côté traction voyageur. Je voudrais savoir pourquoi de nombreuses petites gares ont été fermées. Pourquoi ne serait-il pas plus facile aux gens de proximité des grandes villes de trouver le train qui simplifierait leurs déplacements ? |
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C'est une question très importante. Il y a des gares aussi qui sont réouvertes.
La question, ce sont les flux, c'est-à-dire qu'il faut regarder où se trouvent les personnes et quels sont leurs déplacements, et il faut être là.
Un train qui circule à vide, c'est un mauvais bilan énergétique.
Il faut que nous soyons présents là où il y a le plus de flux de marchandises et d'individus.
Par exemple, on est à 3 millions de tonnes de production de gaz à effet de serre à la SNCF sur tout le territoire, alors qu'un embouteillage en Ile-de-France, c'est 20 millions. |
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crijob: |
N'est-il pas curieux de parler de décroissance ou de développement durable pour des entreprises dont le but est de faire un maximum de profits dans un minimum de temps. Des entreprises comme la SNCF et EDF dont la vocation première étaient d'aménager le territoire sont maintenant soumises à cette réalité économique. Comment sortir de ce paradoxe ? |
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Il peut paraître paradoxal de dire qu'une entreprise du secteur énergétique prône de consommer moins. Mais une telle entreprise a besoin de faire cela car nos clients nous demandent à consommer moins, donc c'est une questions de fidélité à nos clients.
Par ailleurs, on cherche à développer des nouveaux services pour aider nos clients à moins consommer et mieux consommer.
Donc une entreprise du secteur énergétique peut tout à fait se développer dans ce contexte. |
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Il ne faut pas s'exonérer de débats de fond Sur le sens de tout. Est-ce l'homme qui est au service de l'économie ou l'inverse?
Je pense que les entreprises ont leur part de responsabilité, elles ont aussi leur marge de manoeuvre.
Est-ce que certains opérateurs peuvent aussi avoir une économie qui repose aussi sur le service et pas seulement la production de biens de consommation?
C'est des réflexions à avoir.
De toute façon, une croissance de flux de matières et une croissance énergétique dans un monde fini, ça ne va pas.
Cette remise en cause est déjà en train de se faire chez les acteurs économiques.
Cette croissance exponentielle qui a été possible un temps, si elle entraine à parité une augmentation de la croissance et des flux de matière, ça ne marche pas.
Dans un monde qui est maintenant victime de la communication, au bon et au mauvais sens, il faudra de la régulation Dans les pratiques économiques et les pratiques financières.
Il faut éviter certaines pratiques qui ont perduré jusqu'à présent parce que le plus grand nombre les ignorées.
Il faudra revenir au sens originel du mot économie.
Ça se fera de gré ou de force, on préfère tout que ça se fasse de gré. |
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moderateur: |
Nous prenons les dernières questions avant de conclure. A vos claviers ! |
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LEROUX: |
Concernant les énergies renouvelables la SNCF investit dans le photovoltaïque, ne pourrait elle pas aussi, avec la contribution de partenaires, être partie prenante dans le développement du grand éolien, comme sont en train de faire les belges en implantant des éoliennes le long des Lignes Grande Vitesse ? |
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Nous allons effectivement investir dans le photovoltaïque.
Deuxième élément: nous voulons aider à l'émergence d'acteurs.
Nous commençons à investir dans des petites sociétés pour l'utilisation du photovoltaïque pour des activités qui sont les nôtres ou proches des nôtres.
Par exemple, la récupération d'énergie solaire sur les parkings.
Encore l'éolien, là, on change de métier. Là, on aurait certainement dépassé les frontières de nos compétences. En revanche, récupérer l'énergie venant de l'éolien, bien sûr. |
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Le développement des énergies renouvelables dans le groupe Edf est confié à une grosse filiale appelée Edf énergie nouvelle.
Toute la partie production hydraulique reste à Edf maison mère.
Mais en ce qui concerne l'éolien et l'énergie solaire, c'est Edf énergie nouvelle qui le porte.
Il y a des montants d'investissement tout à fait considérables et comparables aux investissements consacrés au nucléaire dans le même temps. |
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dorothée: |
Pensez-vous que l'on puisse encore inverser la tendance au niveau de la pollution? Que l'on puisse un jour dire à nos enfants que notre planête est saine? |
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Si je n'avais pas un peu d'espoir, je ne consacrerai pas autant d'énergie.
Ce qui est clair, c'est que les mois qu'on passe sont déterminants, notamment ce qui va se passer avant, pendant et juste après Copenhague.
C'est-à-dire que je pense que nous avons encore les cartes en mains, sur un plan écologique et un plan économique. C'est à hauteur d'homme.
Mais si nous n'agissons pas rapidement, les choses vont nous échapper.
Je crois au génie humain, à condition de lui donner la bonne direction.
Mais le désespoir, c'est le manque de volontés coordonnées, et c'est là que réside la grande difficulté. |
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dominique: |
Pouvez-vous citer 2 ou 3 gestes qui permettent de trouver réellement des solutions au quotidien ? |
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Est-ce qu'on se place au niveau du citoyen ?
D'abord, ces gestes restent proportionnés à la marge de manoeuvre de chacun, c'est-à-dire que plus on a des revenus importants, plus on a de marge pour agir.
Le premier geste à avoir, c'est de briser nos automatismes consuméristes.
C'est-à-dire: pour un service égal, que ce soit pour le transport ou un achat alimentaire, etc.
Par exemple, on nous dit que dans les magasins bio, c'est plus cher. Or, pas forcément parce qu'il y a moins de tentations que dans les grandes surfaces.
On peut aussi faire son compost, récupérer l'eau, etc.
Et quand on n'a pas le choix, on compense. Mais la première chose importante, à l'échelle individuelle, c'est par exemple se dire: je vais peut-être manger un peu moins de viande, mais la prendre de meilleure qualité, donc venant de la production biologique.
Après, c'est une mécanique. Et on peut s'améliorer tous les jours. C'est rentrer dans un processus, et tous les jours, se dire: comment je peux encore m'améliorer.
Dans des gestes de consommation au quotidien, il y a une marge de manoeuvre. Comme refuser un sac en plastique qu'on vous donne aux caisses, c'est un autre exemple.
Chacun doit prendre sa part de responsabilités.
Puisque nous sommes tous épris de liberté, est-ce que le fait d'avoir une société qui se fixe des limites d'en rien, c'est une incarnation de la liberté? Non, c'est celle d'une successions d'addictions. Il faut trouver le bon équilibre entre la liberté et la société de gâchis.
En mettant par exemple un thermostat.
Il m'arrive d'aller dans certains logements où c'est chauffé à 23 °, or 18 ou 19, c'est suffisant.
Je vais conclure sur une phrase: l'optimisme et le pessimisme sont les phases d'une même stratégie.Comme on a encore les cartes en mains, il faut agir. Chacun doit trouver sa part d'action en fonction de ses possibilités. Il faut entrer en résistance contre la résignation: on agit. Il faut agir. |
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Quand on commence à se poser les questions sur sa propre consommation, on commence à prendre des habitudes.
Quand on rentre dans ce processus, on fait des choses très concrètes.
Intéressons-nous à nos propres consommations d'énergie, et regardons ce que ça a en termes d'impact.
Demandons-nous si nous avons vraiment besoin de ci ou ça.
En distribuant des lampes basse consommation par exemple, on a fait prendre conscience aux gens qu'il était possible de réduire un certain nombre de postes.
Ensuite, cela passe par un certain investissement.
Il faut que tout le monde ait conscience qu'il faudra y venir à un moment ou un autre.
15% seulement des Français ont eu l'idée de se dire spontanément qu'il faut qu'ils réduisent la consommation de leur maison.
Après, agir sur l'éclairage, la consommation d'eau chaude, le chauffage, etc.
Effectivement, ce film nous interroge de façon dure, et face à cette interrogation, on peut avoir trois réactions possibles.
On peut dire: devenons révolutionnaires.On peut aussi se résigner complètement, devant la montagne à attaquer.La troisième, et la bonne solution, est de dire: il faut agir.
Pour cela on doit compter sur l'intelligence de chacun d'entre nous, l'action des politiques. |
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Il faut que chacun se réinterroge sur ses pratiques de transport et sa manière de vivre. Ainsi, on démarrerait vraiment un processus.
Chaque individu est à la fois une personne mais aussi un professionnel: sur son milieu professionnel, cette interrogation peut également exister.
Dernier élément: je crois vraiment que le développement durable est un concept multiple.
Tout est imbriqué dans tous les sens, comme le montre très bien le film de N. Hulot.
Cela amène à se poser des questions sociétales, voir comment chacun s'installe dans la société.
Ce film dit: voici notre situation.
Et il montre comme tout interagit. Par ailleurs, il dit: maintenant, à vous de faire!
Je le prends vraiment comme ça, à chacun, dans nos responsabilités personnelles, nos responsabilités d'entreprise, etc. Cela nous rend la liberté d'agir. |
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journaliste: |
Merci à tous.
Merci pour vos questions et votre participation. Je vous encourage à aller sur le site de la SNCF et d'Edf pour poursuivre le débat.Au revoir. |
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moderateur: |
Vous avez été très nombreux à poser des questions. Merci à tous de votre participation! |
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TiTi: |
Un simple message d'encouragement et de soutien d'un simple citoyen, ainsi qu'un grand merci à toutes les personnes comme vous qui nous aident à avancer sur une planète saine avec un avenir radieux. Bravo à tous. |
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